Deux visites à la Maison radieuse de Rezé

15 Juil

Dans le cadre du programme Le café des langues qui s’adresse aux paticipants et participantes des ateliers de français, une sortie a eu lieu le 8 juillet à la Maison radieuse. Au programme : visite de l’atelier de l’artiste Jinks Kunst et de l’appartement témoin de la maison radieuse.

Depuis la Maison radieuse, conçue par l’architecte Le Corbusier, de son vrai nom Charles-Edouard Jeanneret, la vue est imprenable. Une belle surprise pour les personnes venues pour découvrir ce lieu et pour rencontrer l’artiste Jinks Kunst. On prend vite de la hauteur, lorsqu’on arrive dans ce bâtiment emblématique. Et pour cause : un étage en vaut trois !

C’est dans ce village vertical, que l’artiste suisse Jinks Kunst a son atelier. Il nous a accueilli·e·s et nous a présenté son travail artistique : des tableaux réalisés à partir de photographies retravaillées et reconstituées sous forme de plusieurs pochoirs; des panneaux de signalisation détournés pour faire rire, faire réagir, interpeller; des skates peints et d’autres œuvres uniques tel que le portrait de Serge Gainsbourg réalisé avec des milliers de mégots de cigarette teints.

Cette rencontre a été riche en échanges, notamment sur les techniques de l’artiste, sur ses voyages artistiques dans plusieurs pays africains , sur les différentes langues pratiquées en Afrique de l’Ouest et au Maghreb, sur la pratique des arts urbains en Algérie et en Guinée, sur la place des femmes dans ce domaine, etc.

Après cette rencontre passionnante, nous avons rejoint sept personnes pour une visite guidée du bâtiment de 52 mètres de long et 100 mètres de haut créé dans les années cinquante. La Maison radieuse, encore nommée cité radieuse ou village vertical, comprend 294 « unités d’habitation » et a été conçue pour 1200 habitant·e·s. Aujourd’hui, 700 personnes y habitent et 45 enfants y sont accueilli·e·s pour leur scolarité, puisqu’une école existe sur le toit.

La visite de l’appartement témoin situé à la 6ème rue a particulièrement intéressé Hadda qui a répété plusieurs fois : « je veux vivre ici ». Le mobilier des années cinquante est attractif, coloré et fonctionnel et l’inventivité de Le Corbusier n’a pas échappé aux visiteurs et visiteuses : une trappe pour permettre aux enfants d’aller sur le balcon, un casier donnant sur « la rue » (le couloir) pour les livraisons, une porte coulissante pour agrandir les chambres destinées aux enfants, une chambre parentale avec accès direct à la salle de bain (une nouveauté à l’époque) et de la lumière toute la journée grâce à l’exposition Est / Ouest. Cette cité radieuse est passionnante à découvrir !